Aller au contenu

Jean-François Vrod

autoportrait à l’élastique

Violoniste issu des musiques traditionnelles françaises, il commence à jouer du violon à l’adolescence en fréquentant le Folk-Club parisien Le Bourdon. Il entreprend alors ses premières collectes sur les musiques de tradition orale dans les montagnes du massif central (Cantal, Haute-Loire). Préoccupé dans son travail tout autant par la valorisation des cultures populaires que par un prolongement contemporain du geste du musicien traditionnel, sa route est jalonnée de nombreux projets de création.

Ainsi, il collabore ou croise à l’occasion de différents projets : Dominique Pifarely, Alain Savouret, Abbi Patrix, Fantazio, Denis Charolles et la Campagnie des musiques à ouïr, Frédéric Le Junter, Frédéric Aurier et Sylvain Lemêtre au sein du trio La Soustraction des Fleurs, le quatuor Bela, le Gmea d’Albi pour deux commandes d’état, Jean Pierre Drouet, Jean Luc Faffchamps (Ensemble Ictus)…

Ses deux derniers enregistrements avec le trio La Soustraction des Fleurs sont publiés par Radio France au Label Signature, le troisième chez Umlaut records.


Autoportrait à l’élastique (album)

Enregistré entre 2025 et 2026 à :
-Fresnes (94) studio-garage des basses terres
-Germ-Louron (65) église et fenil de Chez Lily
-Uzerche (19) ancienne loge maçonnique de Saint Jean l’heureuse alliance (1784)
et paru chez le label Empreinte Digitale.

Jean-François Vrod : Direction artistique & notes
Clément Lemêtre : prise de son, montage, mixage
Paul Rigal : assistant son
Virginie Lefebvre : mastering Franck Morinières : photo

« Ma naissance en musique s’est faite dans le doux giron du « revival » des musiques traditionnelles d’en France, j’avais 16 ans, j’en ai aujourd’hui 65. Dans ce voyage musical au long cours, il m’a semblé naturel de chercher à comprendre le fonctionnement des objets musicaux que la tradition orale nous a légué pour en faire les matériaux d’une expression artistique contemporaine. Chercher à mieux jouer les musiques de l’oralité m’a vite conduit sur les chemins de l’invention car jouer ces musiques ou plutôt les re-jouer (nous sommes les revivalistes d’une tradition enfouie), c’est toujours les réinventer, et convoquer la part de soi qui peut les donner à entendre de nouveau. L’expression artistique, on le sait, ne peut se faire sans un honnête travail introspectif, tout en l’emmenant vers un style plus épuré que celui légué par la tradition afin de s’approcher au plus près du texte. » Ainsi parle Jean-François Vrod à propos de ce disque « Autoportrait à l’élastique », un élastique qu’on étire de la naissance à ses 65 ans. Du répertoire traditionnel à l’improvisation, des bourrées au bonheur de tous sons, l’enfant qui guette les moindres bruissements vit toujours dans l’adulte qui aime rire, pleurer, raconter des histoires, faire danser…